Retours d’éditeurs : parlons des refus positifs !

Quand on reçoit ses premiers refus, on est souvent très déçu, mais aujourd’hui, je vous propose de positiver vos refus. Prêts ?

Ligne éditoriale

L’idée de cet article m’est venu à la suite d’un retour de Realities Inc. Voilà ce qu’il dit :

Après lecture de tes textes, j’ai décidé de ne pas les retenir : leur tonalité est trop contemplative pour ma ligne éditoriale. Pour info, je recherche des textes plus orientés action, avec situation initiale, élément déclencheur, résolution et éventuellement une chute surprenante (mais pas obligatoire). Cela étant, tu as une très belle plume et je serais intéressée, si tu as ça en stock, de lire une nouvelle correspondant à mes critères.

C’est le premier point : la ligne éditoriale de l’éditeur. Oui, parce que l’éditeur aura beau adorer votre plume, si le texte ne répond pas à leur ligne éditoriale, alors ils ne le publieront pas. Même en étudiant la maison d’édition avant d’envoyer un manuscrit, un auteur peut envoyer un texte qui ne répond pas à la ligne éditoriale. Ne vous en blâmez pas, les informations ne sont pas toujours claires. Prenez simplement en compte l’information pour vos prochains envois.

Maintenant, vous en savez un peu plus sur cet éditeur. C’est positif !

Conseils d’éditeurs

Le comité a lu votre récit. Il n’a pas (assez) apprécié, mais il vous conseille. Voici, par exemple, un refus des éditions Caravelle, qui donne des pistes pour une éventuelle reprise du texte par l’auteur (vous inquiétiez pas, je parle des refus, mais j’ai aussi des jolis « oui » de temps en temps !) :

  • L’absence quasi totale d’interactions, de dialogues et donc une expérience uniquement narrative leur a déplu.
  • Certains n’ont pas compris où vous vouliez en venir, notamment parce qu’il n’y a pas d’explications sur cette apocalypse, et notamment le fait qu’il en oublie ses besoins naturels (ce qui est peu probable dans le contexte).
  • Votre style est plutôt apprécié, l’idée de base également, mais la forme (un peu trop court) et ce manque de personnages, d’explications, et quelques incohérences (cf : l’humidité qui n’abîme pas les livres) ont bloqué les lecteurs.

Notez bien scrupuleusement ces retours. Pour ma part, je les copie/colle dans Sonar, un logiciel qui permet justement de garder une trace des envois de manuscrits et des retours des éditeurs. Si des idées vous viennent, notez aussi. Vous pourrez relire ces conseils si vous décidez de retravailler votre texte. Mais surtout, ne vous sentez jamais obligé de modifier quoi que ce soit après un refus détaillé. Le texte vous appartient, vous avez le droit de le laisser en l’état, vous avez le droit de croire en lui ainsi écrit.

C’est ce que j’ai fait avec Le Dernier Fossoyeur, et finalement après quelques refus, Le Labo Walrus a accepté la nouvelle.

N’oubliez jamais que vos écrits vous appartiennent, qu’ils sont le reflet de vous. Ne les dénaturez pas parce qu’un éditeur vous conseille d’ajouter de l’action, des dialogues, un personnage… Prenez leurs avis en compte, réfléchissez y, modifiez si vous croyez en ces améliorations, si elles vous parlent, si elles ont un sens pour vous.

Et surtout, ne cessez jamais de croire en vous. Soyez critique avec vous même, gardez la volonté de vous améliorer tout en proposant quelque chose de vrai, de vous. 

Vous avez besoin d’aide ?

Le Web regorge de plateformes, groupes Facebook, forums, qui peuvent vous aider à vous améliorer et à trouver un éditeur qui vous correspond. Je pense tout particulièrement à :

Le blog

marie Écrit par :

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